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Nissim ZVILI

Ambassadeur d’Israël en France

Le conflit israëlo-palestinien

mercredi 12 novembre 2003 20h30

Nissim Zvili est né en Tunisie en 1942. Il émigre en Israël en 1956.
Il rejoint le parti travailliste en 1980, et démarre une carrière politique qui le conduira à la tête de ce parti en 1993.Il devient membre de la Knesset en 1992, En 1999, il se brouille avec Ehud Barak et quitte le parti travailliste pour fonder le parti centriste avec Dan Meridor et Roni Milo.
De 2002 à 2006, il occupe le poste d’ambassadeur d’Israël en France.


14/11/2003

Nissim Zvili : « La paix impossible ? »

L’ambassadeur d’Israël en France Nissim Zvili était l’invité de la Liberté de l’esprit mercredi soir au Théâtre de Cornouaille. Devant un parterre de 200 personnes environ, il a plaidé pour la paix au Proche-Orient tout en condamnant vivement l’« ambiguïté » du président palestinien Yasser Arafat.

Le conflit israélo-palestinien n’en finit plus de déchirer deux communautés, séparées après 53 ans de guerre par un gouffre de haine et d’incompréhensions. Dans ce climat, la conférence avant-hier de Nissim Zvili s’apparentait à un difficile exercice de style. Diplomate jusqu’au bout des ongles, ce dernier s’en est tiré avec un certain brio, évitant soigneusement les écueils de la langue de bois. D’emblée, Nissim Zvili concentre son discours sur la création d’Israël en 1948. Et rappelle avec force le refus arabe d’accepter la résolution de l’ONU à l’origine d’un Etat juif en Palestine. « On a compris tout de suite qu’on n’était pas les bienvenus dans cette région. Et qu’il faudrait se battre jour après jour pour notre survie ». L’analyse de Nissim Zvili ne manque pas de sel lorsqu’il rappelle que peu de pays arabes se sont souciés du sort des Palestiniens lorsque ceux-ci étaient sous contrôle jordanien et égyptien entre 1948 et 1967. On s’étonne néanmoins lorsqu’il « oublie » d’évoquer l’offensive israélienne pendant la Guerre des Six Jours en juin 1967.

Arafat, hors jeu

Fermement attaché aux idéaux travaillistes (dont il a occupé l’aile la plus à gauche), Nissim Zvili a toujours estimé que les Palestiniens avaient le droit à leur terre. « Lorsque jeune militant, j’expliquais à Golda Meir, alors Premier ministre qu’on ne pourrait pas construire la paix contre les Palestiniens ; elle me répondait : il n’y a pas de peuple palestinien ! » Nissim Zvili l’admet volontiers : le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens est aujourd’hui en panne. « Les deux tiers de l’opinion israélienne sont prêts à des concessions pour vivre en harmonie avec ses voisins. Mais il y a un manque de maturité des peuples arabes ». S’il salue en l’actuel Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas un homme « responsable et intelligent », il n’a pas de mots assez durs pour le président Arafat. « Le peuple palestinien lui doit sans conteste beaucoup. Sans lui, il n’y aurait pas de peuple palestinien. Mais le chef révolutionnaire n’est pas capable aujourd’hui de se comporter en chef d’Etat ».

* Gilles Carrière



Biographie

Nissim Zvili est né en Tunisie. Il a émigré avec ses parents en 1954 pour s’installer au Moshav Olèch où il vit toujours. Etudes au Lycée agricole de Nahalat Yehouda. Dans les années 80, il a suivi, à Oxford et Cambridge, des séminaires d’Economie et d’Administration rurale.

Il a accompli son service militaire dans l’unité des parachutistes, puis est devenu agriculteur au Moshav Olèch.

Il commence en 1973 sa carrière politique dans la jeune garde du Parti Travailliste et, deux ans plus tard, est élu au Comité central de la Confédération du Travail (le syndicat) en tant que représentant du mouvement des Moshavin où il sera chargé de l’éducation, de la jeunesse, des sports et de la culture.

De 1983 à 1988, il occupe le poste de Chef de département rural de l’Agence Juive. En 1988, il est élu Secrétaire du Mouvement des Moshavin (il y en a 270 en Israël) et comptera dès lors parmi les membres influents de la direction du Parti Travailliste.

En 1993, il est élu Secrétaire Général du Parti Travailliste et Député travailliste à la Knesset (le Parlement israélien). Durant son mandat, il développe en particulier les relations du Parti avec l’Europe, le Maghreb, la Chine et le Moyen-Orient. A la Knesset, il sera membre de la prestigieuse Commission des Affaires Etrangères et de la Défense.

Il a participé à la préparation des accords d’Oslo, avec Itzhak Rabin et Shimon Pérès dont il est l’un des amis les plus proches et les plus fidèles.

En 1999, il quitte la vie politique active pour se consacrer aux activités agricoles dans son Moshav. Toutefois, il aura une vie associative intense et sera Président du Centre International pour la Paix au Moyen-Orient.

Nissim Zvili a pris ses fonctions d’Ambassadeur en France le 12 novembre 2002.






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