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Dominique Méda

Sociologue et philosophe

Le travail, une valeur en crise ?

vendredi 26 octobre 2012 20h00

Dominique Méda est sociologue et philosophe. Elle travaille depuis plus de 15 ans sur la place du travail dans la société, l’emploi des femmes, la relation entre le travail et la création de richesses, le modèle social français…
Son dernier livre, « Travail, la révolution nécessaire », est paru aux Éditions de L’Aube en 2010.


Enregistrements audio

Conférence

Débat


Place et sens du travail en Europe : une singularité française ?
de LUCIE DAVOINE (Centre d’études de l’emploi et École d’économie de Paris) et DOMINIQUE MEDA (Centre d’études de l’emploi)

Ah, le travail ! Certains en cherchent, pour un moment ou pour faire carrière ; d’autres en offrent, le temps d’un surcroît d’activité ou pour participer au projet d’une entreprise ou à une aventure humaine.
Quelles sont les valeurs accordées au travail ? Cette valeur (ou ces valeurs) change-t-elle avec le temps, avec l’âge, le sexe… ou d’un pays à l’autre ?
Alors, le travail, une richesse ou une contrainte ?

Comment évolue la valeur accordée au travail, depuis l’entrée dans la vie active jusqu’à la retraite ? Dans le même temps, les statuts de l’emploi (CDD, CDI, intérimaires…) sont de moins en moins stables… et parfois mobiles. Sans parler du chômage, une réalité vécue comme une menace, pour soi ou pour la famille. Et la crise économique n’arrange rien…

Nombreux sont ceux qui cherchent du travail, notamment les jeunes ; certains en changent… régulièrement, d’autres restent attachés à leur emploi par envie de faire carrière ou par peur de le perdre. Certes, l’offre de travail comme la demande varient en fonction de la situation économique, mais pour autant, le marché du travail est-il un marché comme les autres ? Et les travailleurs une variable d’ajustement au motif d’une flexibilité souvent difficile à accepter ?

Avec Dominique Méda, nous chercherons à mieux comprendre les questions liées à la place du travail dans la société et dans la vie de chacun :
- Le travail, valeur individuelle ou collective ?
- Une source d’épanouissement ou un mal nécessaire qui fait aussi souffrir ?
- Comment trouver l’équilibre entre le travail, l’activité professionnelle et la vie familiale comme la vie personnelle ?


Biographie

Sociologue et philosophe, Dominique Méda est actuellement professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine, après avoir été directrice de recherches au Centre d’Etude et de l’Emploi. Ancienne élève de l’École normale supérieure et de l’École nationale d’administration, agrégée de philosophie, et habilitée à diriger des recherches en sociologie, elle a été professeur à l’Institut d’études politiques de Paris. Elle est également Inspectrice Générale des Affaires Sociales.

Après un début de carrière dans le corps de l’Inspection Générale des Affaires Sociales, Dominique Méda mène de concert une fonction d’animation de la recherche dans la Direction du Ministère du Travail et de l’Emploi spécialisée dans les statistiques, les études et la recherche ainsi qu’une activité de publication et de directrice de collection. C’est dans la collection co-dirigée par Monique Labrune et Dominique Méda (Alto) aux Editions Aubier- Flammarion que paraîtra la première traduction française de la Société du risque d’Ulrich Beck.

Ses travaux ont marqué la sociologie du travail en France et en Europe, tout en provoquant de vastes débats publics. Elle a mené de nombreuses recherches sur le rapport au travail et le sens du travail. En 1995, elle écrit Le travail. Une valeur en voie de disparition ? (Aubier, puis Champs Flammarion) qui suscite de larges réactions. Dominique Méda a également travaillé sur les questions d’égalité hommes/femmes au travail. Ses ouvrages récents sont consacrés à la place des femmes dans l’emploi, notamment dans les pays nordiques. Ils constituent un plaidoyer pour un meilleur partage des tâches domestiques et parentales entre les hommes et les femmes et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale pour les hommes et les femmes, ainsi qu’une amélioration de la place des femmes dans l’emploi.

Plus largement, Dominique Méda interroge les rapports entre économie et politique et les instruments avec lesquels nous mesurons la richesse d’une société. En 1999, elle publie Qu’est-ce que la richesse ? (Aubier puis Champs-Flammarion), dans lequel elle met en évidence les limites du produit intérieur brut comme indicateur de richesse sociale et propose une politique de civilisation appuyée sur une nouvelle conception de la richesse et du progrès, et de nouveaux indicateurs. Dans le prolongement de cette réflexion, elle est l’un des membres fondateurs du Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse (FAIR) créé au moment de la mise en place de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Elle effectue des comparaisons européennes en matière de modèle social et met ainsi en perspective le modèle français. Dans Faut-il brûler le modèle social français ? (Seuil, 2006), Dominique Méda et Alain Lefebvre analysent en profondeur les dysfonctionnements du modèle social français, les atouts du modèle nordique et appellent à la mise en place rapide d’une social-démocratie à la française.

Depuis, Dominique Méda a entamé une nouvelle réflexion sur le passage d’une économie des quantités à une économie de la qualité. Comment penser une prospérité sans croissance, avec quelles nouvelles définitions et répartition des richesses ? Comment faire de la contrainte écologique une extraordinaire occasion de transformer le système économique et les rapports de travail pour que chacun accède à un travail décent ? Des questions qu’elle traite dans ses deux derniers ouvrages collectifs en 2011 : Redéfinir la prospérité (Aube) et Les chemins de la transition (Utopia).


Voir en ligne : Dominique Méda / Chaire Reconversion écologique, travail, emploi et politiques sociales






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