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Alain Weber

avocat, membre de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

Justice, Égalité, Démocratie

jeudi 30 octobre 2008 20h30

En partenariat avec la Ligue des droits de l’homme (LDH)

 


Alain Weber, avocat, est responsable de la Commission Libertés et Informatique de la LDH


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La justice est une institution fondamentale de la république. Elle doit être indépendante et aussi équitable. Notre justice remplit-elle ses conditions ? Bien entendu, la justice doit-être égale pour tous ; elle doit assurer l’égalité nécessaire entre les citoyens.
La justice est en crise depuis 3 siècles et aujourd’hui elle est soumise à la pression du pouvoir exécutif et à une fièvre législative répressive et sécuritaire qui remplit les prisons sans résoudre les problèmes de la délinquance.
(en partenariat avec la section quimpéroise de laLigue des droits de l’Homme)

       


PNG samedi 01 novembre 2008

Alain Weber évoque les nouveaux « fichiers » - Quimper

Alain Weber était l’invité de la Liberté de l’Esprit mais aussi de la Ligue des droits de l’Homme. Il en est un des membres actifs (il a a été président de la commission libertés et informatique de la ligue des droits de l’homme pendant une décennie). Il a remplacé pour cette conférence, son confrère, Henri Leclerc, souffrant. La conférence avait pour thème « Justice, liberté et démocratie ». Il s’agissait pour lui de démontrer que les grands fondements des déclarations des droits de l’homme sont à 2000 lieux de leur application et du propos généreux qui leur a donné naissance « C’est une tendance très forte accentuée par le drame de septembre 2001 ».

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Il a naturellement abordé les atteintes à la liberté du juge, l’accès à la justice, problématique pour les plus vulnérables, surtout les jeunes : « La défense des mineurs est un vrai problème, ces derniers n’ont pas le réflexe de prendre un avocat, on leur en donne un d’office, mal rémunéré pour une défense compliquée ». Il ajoute par ailleurs : « Nous sommes dans une société anxiogène, on va contre le mur, on attise la haine des jeunes, des dossiers dramatiques n’avancent pas, d’autres anodins aboutissent avec des moyens démesurés (affaire Jean Sarkozy). La répression est permanente, le problème social est confié à la police, c’est une inconscience collective sur un sujet délicat ». Quant au fameux dossier Edvige 1, s’il va être remplacé par un fichier baptisé Edvige 2 (1), la ligue et d’autres associations vont quand même l’attaquer « Il y figure toujours l’inscription des mineurs en dessus de 13 ans et d’autres sujets que nous contestons ». Un autre fichier secret existe, baptisé Cristina (2), il concerne le terrorisme, « On ne sait pas ce qu’il y a dedans ! On demande sa nullité. Il faut un contrôle du parlement !. Quant à INES (identité nationale électronique sécurisée) la future carte nationale d’identité, elle est extrêmement dangereuse, c’est une base donnée qui porte atteinte aux libertés ».

(1) Edvige : Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale

(2) Cristina : centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux.

       


PNG 01/11/2008

Devant 100 spectateurs, l’avocat Alain Weber est intervenu, à l’invitation de la Liberté de l’esprit, sur la question des libertés publiques.

Conférence. Le recul sournois des libertés individuelles

Alain Weber, avocat, était l’invité, jeudi soir, à la salle du Chapeau-Rouge de la Liberté de l’esprit. Il a notamment évoqué la placede la justice dans les démocraties occidentales.Collaborateur d’Henri Leclerc depuis une vingtaine d’années, militantactif de la Ligue des Droits de l’Homme, pour Alain Weber : « Lesgrandes démocraties, aujourd’hui, n’hésitent pas à affaiblir les jugesqui donnent ainsi une justice de moindre qualité. Les juges, de fait,sont de plus en plus dessaisis de leurs pouvoirs au profit de la police ». Dans la foulée d’une intervention pointue et de qualité, Alain Webera répondu aux nombreuses questions d’un public manifestement curieuxd’en savoir plus sur le terrain des libertés individuelles.

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« On a le droit de siffler l’hymne national »

À propos de l’affaire de la Marseillaise récemment conspuée parune partie du public du Stade de France, Alain Weber a ainsi estimé « qu’on a le droit de siffler l’hymne national tout comme on a le droitde l’applaudir. Il est, par contre, inacceptable que l’on siffle unjoueur en raison de la couleur de sa peau. Or sur ce terrain, onn’entend pas les hommes politiques ».En clôture du débat, Alain Weber a pointé les « dangers » du projet defichier biométrique Ines (Identité nationale électronique sécurisée)qui pourrait voir le jour dans les prochaines années en France. « Onest fiché. Dont acte. L’informatique facilite notre existence. Maiscela n’autorise pas les pouvoirs publics à faire n’importe quoi en lamatière. L’interconnexion des informations constitue une régressiondémocratique. Une telle mesure inciterait par exemple un assureur àrefuser la prise en charge d’un individu sur la base de son dossiermédical ».

Pour en savoir plus
« Au nom du 11 septembre », ouvrage collectif sous la direction de Didier Bigo, Éd. La Découverte, Paris 2008.

« La décadence sécuritaire », Gilles Sainati Ulrich Schalchli, éd. La fabrique, Paris 2007.


Voir en ligne : Ligue des droits de l’Homme


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