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Yves MORVAN

président du Conseil économique et social de la Région Bretagne

Développement économique et social de la Bretagne et ses perspectives

jeudi 4 décembre 2003 20h30

Yves Morvan, économiste, professeur émérite des universités, président du conseil économique et social de Bretagne.


6 décembre 2003

Conférence : Yves Morvan décrit la Bretagne de demain

Yves Morvan, président du Conseil économique et social de la Région Bretagne, présentait, jeudi soir au Chapeau-Rouge, dans le cadre de la Liberté de l’Esprit, une conférence sur le thème du développement économique et social de la Bretagne.

Habile, le conférencier débute sa communication sur un ton humoristique et s’engage sur des chemins que ne renierait pas un auteur de science-fiction.

Nouveau modèle breton

« Nous sommes en 2023, le TGV dessert largement une Bretagne, ultra moderne mais attrayante (pour les entreprises !), qui a pour capitale Breizilia. Quimper et Brest ont même réussi à créer une formidable équipe de foot commune. La Région a un vrai pouvoir, l’acte 2 de la décentralisation est réalisé. Le nouveau modèle breton a permis à la région d’entrer de plain-pied dans le XXI e siècle. Yves Morvan revient ensuite sur ces 30 ou plutôt 40 « glorieuses » durant lesquelles la Bretagne se désenclave (grâce entre autres à l’action du CELIB). En 1960, l’économie décolle, l’agriculture est florissante, les industries d’électronique s’installent dans le Trégor. A Paris, on pense à la Bretagne, on ne lésine pas sur les subventions et les aides en tout genre. « On marche à la fois sur la jambe de l’État et sur celle des industries. Tout va bien ! » « Aujourd’hui, c’est une autre histoire, poursuit Yves Morvan, du coup, bien moins optimiste, qui annonce une croissance plus faible, souligne l’importance forte de l’Etat dans une région qui dépend des commandes publiques et vend des produits à faible valeur ajoutée. Bref, la Bretagne est la 7 e région française en matière de production. Elle est peu tournée vers l’international. Les Bretons désertent les campagnes et travaillent surtout dans le domaine des services. Par contre, la création des 21 pays, le développement de l’intercommunalité, sont des points positifs porteurs de projets pour une région qui vit grâce aux subsides de l’État. « Je souligne ceci, pour que ceux qui rêvent de l’indépendance rapide de la Bretagne soient au courant », continue Yves Morvan.

Les mutations

Le président du Conseil économique et social dresse ensuite un portrait futuriste de la Bretagne à venir. « Le monde change, le modèle breton ne peut plus se développer en l’état, il faut le reconstruire ». Selon lui, nous entrons dans une période de mutations qu’il nous faudra maîtriser. Dans une économie ouverte sur un monde sans frontières, nous allons connaître une ère technologique pleine de guet-apens. Les années qui s’annoncent seront celles de l’intelligence, du savoir, de l’information, des défis en tous genres.

* Eliane Faucon-Dumont




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Messages

  • avez vous passer votre bac a cherbourg a saint paul en1962

  • avez vous passer votre bac a cherbourg a saint paul en1962 j aimerais retrouver un amie de vielle date de nos15ans espere avoir des nouvelles

  • Bonsoir,
    je me permets de réagir au point de vue publié par Yves MORVAN en page de une de Ouest-France, édition du 10 janvier 2012 au sujet du redécoupage régional en France dans la perspective d’un acte III de la décentralisation : l’approche que fait Yves Morvan de ce problème est pour le moins spécieuse car si, en effet, la question régionale en France, n’est pas une simple question quantitative et qu’il est effectivement vain de rechercher un standard idéal européen en terme de kilomètres carrés, de PIB ou de nombre d’habitants, cette question régionale ne se limite encore moins, comme voudrait nous le faire croire avec autorité Monsieur Morvan, à la seule question technique et institutionnelle des compétences et des finances de conseils régionaux enfin autonomes vis à vis de l’Etat central français :

    Monsieur Morvan a donc le fâcheux travers de confondre région et province ou des espaces technocratiques ou des ressorts administratifs avec des territoires géo-historiques vécus et pratiqués par leurs habitants...

    Pour dire les choses clairement, la Bretagne a une dimension ligérienne (Loire Atlantique) la Normandie est déjà unfiée autour du val de Seine et de son estuaire et le Val de Loire est un territoire inscrit sur la liste du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO...
    Quant à l’échelle européenne on pourra toujours dire que la demi-région de Haute-Normandie pèse dix fois plus lourd en terme de PIB ou d’habitants que l’état souverain de Malte mais qu’on a n’a pas en revanche coupé en deux états indépendants l’île de Malte...

    Un kilo de plomb et un kilo de plume pèsent la même chose...
    Mais est-ce vraiment comparable ?

    Il faut donc de vraies régions en France aussi bien en terme de compétences et de finances qu’en terme de territoires : le moment est donc venu de réconcilier la géographie institutionnelle avec la géo-histoire.

    bien à vous,
    Philippe CLERIS
    collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie"

    Voir en ligne : Trop petites, nos régions ?

    • Si agrandissement de nos régions ouest devait se faire,ce n’est certainement pas du côté Basse-Normandie, n’en déplaise à Ouest-Fance, à moins que vous n’imaginiez LAVAL comme nouvelle capitale de région ?...Le seul agrandissement possible est celui suscité par Paul Delouvrier dans les années 70 avec la création d’Ouest-Atlantique en associant le Poitou-Charentes aux deux autres régions,avec Nantes comme capitale naturelle,ce qui entraîna d’ailleurs la démission de la Bretagne en 2005 quand Rennes a constaté que l’idée faisait son chemin !..
      Quant à l’idée d’un retour du 44 en Bretagne,selon "Bretagne Réunie",je n’arrive pas à comprendre le souhait de certains Nantais pour retirer à leur ville son rôle de capitale régionale et souhaiter son retour sous la tutelle de Rennes qui a freiné son développement pendant des décennies !..Voir d’ailleurs le sondage des ligériens paru dans Ouest-France du 7 Mars 2009 !J’attends d’ailleurs de "Bretagne Réunie" le chiffrage exorbitant d’une telle opération, compte tenu des répercussions sur les autres départements,et tout ceci pour des raisons folkloriques !..La France a d’autres chats à fouetter en ce début 2012, d’aileurs !
      J’ai tout un dossier sur le sujet si je peux avoir votre adresse e-mail !..
      Sincèrement vôtre,
      Patrick Barbé, à St-Sébastien s/Loire
      barbepatrick@orange.fr

    • Si agrandissement de nos régions ouest devait se faire,ce n’est certainement pas du côté Basse-Normandie, n’en déplaise à Ouest-Fance, à moins que vous n’imaginiez LAVAL comme nouvelle capitale de région ?...Le seul agrandissement possible est celui suscité par Paul Delouvrier dans les années 70 avec la création d’Ouest-Atlantique en associant le Poitou-Charentes aux deux autres régions,avec Nantes comme capitale naturelle,ce qui entraîna d’ailleurs la démission de la Bretagne en 2005 quand Rennes a constaté que l’idée faisait son chemin !..
      Quant à l’idée d’un retour du 44 en Bretagne,selon "Bretagne Réunie",je n’arrive pas à comprendre le souhait de certains Nantais pour retirer à leur ville son rôle de capitale régionale et souhaiter son retour sous la tutelle de Rennes qui a freiné son développement pendant des décennies !..Voir d’ailleurs le sondage des ligériens paru dans Ouest-France du 7 Mars 2009 !J’attends d’ailleurs de "Bretagne Réunie" le chiffrage exorbitant d’une telle opération, compte tenu des répercussions sur les autres départements,et tout ceci pour des raisons folkloriques !..La France a d’autres chats à fouetter en ce début 2012, d’aileurs !
      J’ai tout un dossier sur le sujet si je peux avoir votre adresse e-mail !..
      Sincèrement vôtre,
      Patrick Barbé, à St-Sébastien s/Loire
      barbepatrick@orange.fr

    • Je dis non et non à la dimension ligérienne de la Bretagne prônée par Mr Philippe Cléris !
      De toute façon, dans les circonstances actuelles traversées par la France, le statu quo est le plus logique, évident et raisonnable !
      Mais si évolution devait se faire à l’avenir, seule la structure d’Ouest-Atlantique de Paul Delouvrier, avec Nantes capitale de Région est logique !..

      Quant aux membres de l’association "Bretagne réunie" , je ne peux les considérer que comme des ânes têtus et surannés !

      Patrick Barbé

    • Cher monsieur,
      Traiter vos adversaires de Bretagne Unie "d’ânes têtus et surannés" manque d’élégance mais surtout ce n’est pas là un argument...

      Ayant à traiter avec d’autres de la question régionale normande (fusion des deux actuelles régions de Haute et de Basse Normandie afin de mieux organiser le potentiel de l’Estuaire de la Seine entre Paris et la mer) je crois, si je puis me permettre, que vous faites une erreur conceptuelle fondamentale quant à la notion de "région" :

      Vous confondez, en effet, la notion d’espace avec celle de territoire et partant, vous faites l’erreur classique des technocrates de l’aménagement du territoire (justement !) commise régulièrement depuis plus de 40 ans faute d’avoir lu suffisamment les grands géographes du fait régional (je pense à Armand FREMONT ou à Roger BRUNET)

      Un "espace" est un périmètre qui permet d’organiser l’aménagement d’un territoire : l’espace est pensé à partir de cartes et de données statistiques plus ou moins objectives. Il est surtout pensé par des aménageurs qui pensent trop souvent et de trop loin le ou les territoires des autres... L’espace est d’abord un outil d’abstraction : les géographes s’en servent pour penser les territoires concrets qu’ils observent ou parcourent mais ils ne confondent pas l’outil avec l’objet observé...

      Un territoire c’est un "espace vécu" (Armand Frémont) c’est à dire un périmètre habité, parcouru, reconnu, identifié par ses habitants dans une longue durée géo-historique : l’appartenance à un territoire géo-historique doté par exemple d’un vrai nom propre historique (et non pas d’une appelation cardinale ou tirée de la géographie naturelle) est plus forte lorsqu’elle se double d’une identité ethnico-linguistique (ex : Bretagne, Pays Basque, Alsace, Corse...) mais elle existe aussi sous la forme de références historiques et culturelles prestigieuses dans des régions qui ont su maintenir leur identité et leur unité malgré les aléas d’une géographie administrative plus récente ( ex : la Normandie, qui fut la première région de France à penser l’idée de région après la Révolution française)

      Les "grands machins" technocratiques pensés pour l’intérêt national confondu avec celui de la région parisienne sans le consentement des habitants concernés n’ont donc aucune identité régionale qu’il faut cesser de confondre, avec mépris, avec du folklore...

      Mon point de vue est normand : entre votre vision techno et la vision folklo que vous dénoncez il y a la voix médiane d’une décentralisation qu’il faut achever par une vraie régionalisation, à savoir des conseils régionaux véritablement autonomes vis à vis des préfets, dotés de vraies compétences et finances pour de vrais territoires, connus et reconnus tant par l’histoire et la géographie que par les potentiels économiques qui s’y déploient...

      Un ensemble régional en France réalise déjà cette ambition : la région Rhône-Alpes qui en soit n’a pas d’identité géo-historique mais qui fonctionne comme une fédération de territoires géo-historiques bien identifiés : Lyonnais-Forez-Vivarais- Savoie-Dauphiné autour de la capitale lyonnaise mais surtout autour d’un réseau de villes régionales clairement identifiées à leurs territoires : St Etienne-Forez ; Chambéry-Annecy-Pays de Savoie, Grenoble-Dauphiné...) Ce modèle va encore se perfectionner car les départements savoyards envisagent leur fusion pour faire la "Savoie en Rhône-Alpes" tandis que le département des Hautes-Alpes a fait la demande de quitter la région PACA pour reconstituer le Dauphiné en Rhône-Alpes (axe Gap-Grenoble)

      Il est donc possible de concilier géo-histoire et géographie administrative actuelle et mise en valeur des potentiels économiques sur nos territoires mais à une seule condition :

      sortir du modèle néfaste de la "micro-centralisation" régionale qui consiste à faire des "métropoles d’équilibre" chères à Paul Delouvrier des Petits Paris de province (ex : Toulouse et le désert de Midi-Pyrénées)

      L’avenir régional est au retour à de vrais territoires irrigués (et non pas drainés) par des réseaux de villes ou des réseaux de métropoles (ex : Nantes-St Nazaire-Rennes ; ex : Caen-Rouen-Le Havre ; ex : le sillon lorrain ; ex : Aix-Marseille-Toulon-Cannes-Nice ; ex:Bourges- Orléans-Tours-Le Mans-Angers pour animer un VRAI VAL DE LOIRE connu et reconnu par tous en France ou à l’Etranger (Anjou-Touraine-Blésois-Beauce- Orléanais/Sologne- Berry)
      C’est la logique actuellement défendue par le gouvernement avec les PRES, les pôles de compétitivité, les pôles métropolitains : ces derniers fonctionneront d’autant mieux qu’ils seront les instruments destinés à valoriser et à irriguer un territoire ou une fédération de territoires géo-historiques connus et reconnus plutôt qu’un espace "machin" Grand Ouest ou Grand je ne sais quoi de plus !



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