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Accueil > Histoire > Ludivine Bantigny

Ludivine Bantigny

amphithéâtre de l’hôtel Mercure, avenue de la gare à Quimper

Mai 1968, la France 50 ans après

mercredi 7 mars 2018 19h00

Entrée : 8 € - 6€ adhérents - 3 € étudiants et chômeurs

Ludivine Bantigny, historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université de Rouen et chercheuse au Centre d’histoire de Sciences Po. Ses travaux portent sur les phénomènes générationnels, la socialisation et l’engagement politiques. Elle travaille actuellement sur les « années 68 », au prisme d’une interrogation sur la notion de « révolution ».


Flyer conférence

Elle vient de publié "1968. De grands soirs en petits matins"
À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation.
Son livre s’attache au vif des événements : à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. « Les événements » : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement « changer la vie ».

L’Obs 4 janvier 2017
Interview de Ludivine Bantigny

Mai 68 : les "événements" de Ludivine Bantigny
05/01/2018


Elle a aussi publié Hériter en politique. Filiations, générations et transmissions politiques (Allemagne-France-Italie XIXe-XXIe siècles), PUF, 2011 (en co-direction avec Arnaud Baubérot) ; Sous l’œil de l’expert. Les dossiers judiciaires de personnalité, PURH, 2011 (en co-direction avec Jean-Claude Vimont) ; Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France (XIXe-XXIe siècles), PUF, 2009 (en co-direction avec Ivan Jablonka) ; Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des Trente Glorieuses à la guerre d’Algérie, Fayard, 2007. A paraître : La France à l’heure du monde (de 1981 à nos jours), Seuil, 2013 ; La Querelle des générations, Fayard, 2013.



Mai 68, au-delà du mythe avec Ludivine Bantigny

Que de clichés sur 1968 ! Une révolte qui serait celle de la seule jeunesse… Un oubli, souvent, des grèves ouvrières… Un regard trop centré sur Paris et même sur le Quartier Latin. Comprendre ce qui s’est joué en Mai 68 nécessite de sortir l’événement de la seule scène parisienne et française. D’observer son déploiement à l’échelle locale en prenant en compte les pulsations propres à chaque situation, leurs concordances et discordances avec les rythmes nationaux et internationaux.

Cette conférence analyse Mai 68 dans la convergence de ses luttes, ses projets élaborés, ses futurs imaginés, son rapport au temps et à la conscience historique, le poids des émotions dans l’engagement. Elle propose une lecture décentrée de cet événement aux dimensions mondiales, pour mieux saisir ce qu’il a représenté à moyen et long terme.



Voir en ligne : Le blog de Ludivine Bantigny




Messages

  • Un partage des savoirs. Intellectuels, fonction critique et rapports au pouvoir

    par Ludivine Bantigny 18 septembre 2017

    https://www.contretemps.eu/intellectuels-critique-pouvoir/

    Cet article est paru dans le numéro 32 de Contretemps, en janvier 2017.

  • Ludivine, vous venez de sortir un livre sur MAI 68. Il me semble que vous n’avez pas vu mon dépôt sur cette période aux Archives dept de la Somme à Amiens. Nous avions occupé l’usine FERODO à Amiens pendant 6 semaines..Sur plusieurs années,j’avais collecté tous les documents produits dont ceux de la période gauchiste après...

    mes coordonnées : claude dewaele 07 68 74 93 64
    c ;dewaele45@gmail.com
    Suis agé 73 ans, 1,rue du Bocage Logt 104 93450 L’ Île-Saint-Denis
    ai travaillé 30 ans mairies communistes (Amiens, etc)


  • Raconter mai 68 autrement

    France culture / Avis critique par Raphaël Bourgois / 10/02/2018


    Ce soir comme chaque semaine deux essais sous les feux de la critique : "De grands soirs en petits matins" de l’historienne Ludivine Bantigny publié au Seuil et "La France d’hier : récit d’un monde adolescent" essai d’ego-histoire de Jean-Pierre Le Goff publié aux éditions Stock.

    Deux livres qui se penchent sur un événement à la mémoire controversée et dont on célèbre cette année le cinquantenaire… vous l’aurez compris nous parlons ce soir de mai 68. Avec d’abord le 1968 : de grands soirs en petits matins publié au Seuil par l’historienne Ludivine Bantigny. Elle s’est replongée dans les archives, dont certaines inédites, pour restituer la diversité des expériences. Une histoire du collectif qui contraste avec l’essai d’ego-histoire de Jean-Pierre Le Goff… La France d’hier : récit d’un monde adolescent… pour un récit très personnel dans la France qui s’ennuie.


    Ludivine Bantigny - 1968 : de grands soirs en petits matins

    Ludivine Bantigny est l’une des historiennes les plus en vue ces dernières années. Maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie, elle a été repérée d’abord pour ses travaux sur la jeunesse : Le plus bel âge ? un livre paru chez Fayard en 2007, puis en 2015 elle a codirigé avec Ivan Jablonka aux PUF Jeunesse oblige : Une histoire des jeunes en France (XIXe-XXIe siècles). C’est aussi une intellectuelle engagée qui n’a pas peur de tirer les fils d’une histoire très contemporaine comme dans La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours, au Seuil en 2013.

    Une approche revendiquée dans l’introduction de l’ouvrage qui nous intéresse aujourd’hui : « l’écriture est toujours un engagement » affirme l’historienne. Comme elle a pu le faire auparavant en s’attaquant au concept des Trente Glorieuses ou de jeunesse, ce « concept totalitaire » disait Jean Guéhenno, Ludivine Bantigny a le souci de sortir du prêt-à-penser et de proposer une historiographie renouvelée.

    Pour y parvenir, elle propose à la fois d’explorer des sources inédites – du côté de l’État avec les archives des RG, des préfectures, de la police, de l’Elysée – mais aussi de varier les angles d’observation en faisant une histoire des émotions, en sortant de Paris. Pour elle la politique se loge avant tout dans la prise de parole… la parole qu’on prend comme on a pris la Bastille disait Michel de Certeau cité par Ludivine Bantigny.


    Jean-Pierre Le Goff - La France d’Hier : récit d’un monde adolescent des années 1950 à Mai 68

    Deuxième temps de l’émission, nous parlons toujours de mai 68 mais on change radicalement la perspective avec La France d’Hier : récit d’un monde adolescent des années 1950 à Mai 68, publié chez Stock. Car ce livre est un objet très étonnant. En effet, Jean-Pierre Le Goff qui est sociologue, philosophe de formation, avait déjà abordé l’événement dans Mai 68 : l’héritage impossible, livre sorti à La Découverte en 1998. Ce livre avait connu un certain succès, notamment par l’invention du concept de gauchisme culturel : l’idée de Le Goff, qui est un ancien soixante-huitard, étant que si les organisations politiques trotskistes ou maoistes avaient vite disparu… l’idéal libéral-libertaire lui a survécu. Jean-Pierre Le Goff est de ceux qui ont avancé l’idée selon laquelle l’individualisme contemporain est le fruit direct de mai 68.

    On pouvait s’attendre à ce que celui qui s’affirme aujourd’hui volontiers conservateur reprenne ce fil. En fait il semble avoir des remords, et propose de sortir de la légende noire qui a succédé à la légende dorée en livrant un récit personnel de l’époque. La grande majorité du livre est donc écrit à la première personne et relate ce qu’on pourrait appeler une jeunesse normande de classe moyenne dans l’immédiate après-guerre. Il s’agit de faire comprendre de l’intérieur le climat de l’époque : l’école, l’Église, la culture, la contre-culture… et finalement ce qui peut expliquer l’embrasement et l’engagement.



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