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Edgar MORIN

sociologue et philosophe

L’Homme dominera-t-il la planète ?

mardi 4 février 1992 20h30


Edgar Morin au Chapeau-Rouge :

un philosophe très populaire

" Y a-t-il un futur pour l'humanité ? ". Vaste question à laquelle Edgar Morin, philosophe et observateur attentif de notre société, a tenté de répondre. Premier constat, alors, que les hommes politiques déplorent le désintéressement de nos concitoyens en ce qui concerne la conduite du pays, un intellectuel à l'état pur, par des propos sans démagogie, fait le plein d'auditeurs. Plus de 650 personnes au Chapeau-Rouge mardi soir, il y a déjà là matière à espérer.

Rien à voir avec Madame Soleil

En fait, les naïfs, qui attendaient un réponse rassurante à la question essentielle, en ont été pour leurs frais, 40 F. Faudrait tout de même pas confondre " le philosophe " avec " Madame Soleil ".

Le philosophe reformule la question. Or, Edgar Morin est un philosophe, il a donc reformulé. Est-ce la fin de la " modernité ?". Tout porterait à le croire. On vivrait donc la fin d'une époque. Chic, chic, mais voilà à la fin de quelque chose correspond toujours le début d'autre chose ... imaginez s'il en fut autrement ? Bien, alors c'est quoi cette autre chose. Vaste question. Mais alors, on tourne en rond ? Et oui, d'où la cris qui traverse notre société.

N'allez tout de même pas croire qu'Edgar Morin fait se déplacer 650 personnes sans apporter au moins des éléments de réponse. Après un constat sans équivoque, " On est mal parti ". Il n'est point nécessaire d'être grand clerc pour faire l'inventaire des menaces qui pèsent sur notre fragile planète. Du grand feu d'artifice nucléaire à l'altération irrémédiable de la couche d'ozone, notre biosphère n'a que peu de raisons d'être optimiste.

Tout ceci, d'après Edgar Morin, serait essentiellement dû au peu de clairvoyance de la science. Si rigoureuse quand il s'agit de découvrir et si laxiste quand il s'agit de vérifier l'exploitation de ses cogitations.

Trois raisons de ne pas désespérer

Alors, sommes-nous condamnés au suicide collectif. Pas si sûr que cela. L'improbable se produit plus souvent qu'on le pense. Il faut donc compter avec lui. Qui aurait parié sur la chute du mur de Berlin ? Et pourtant il s'est bien écroulé. Edgar Morin nous invite également à faire confiance aux forces souterraines qui agissent. Bien souvent , la prise de conscience est le fait d'un petit groupe de " déviants ", puis le phénomène se transforme en tendance, avant de devenir réalité. Quand on voit comment l'ensemble du monde politique se dit convaincu par l'écologie, on est bien tenté de croire à sa théorie. La troisième raison s'apparente au balancier. Quand il va loin dans un sens, il revient toujours également loin dans l'autre ; il en serait de même quant à la gestion de notre planète. Reste à espérer que dans son mouvement, le balancier ne se décroche pas.

Échange de valeur

" Il ne faut pas compter sur la croissance pour apporter le salut ". C'en serait donc fini du bonheur matériel auquel nous aspirions tous depuis plus d'un siècle. Il va falloir remplacer nos valeurs. Edgar Morin propose " la convivialité " pour sortir de la crise. En son temps, Malraux l'avait déjà suggéré, " Le XXIè siècle sera spirituel ou ne sera pas. "

Et Dieu dans tout ça ?

C'est une excellente question. Et c'est peut-être là qu'Edgar Morin nous a fait part de sa seule certitude. " Le Dieu barbu, je n'y crois pas ". On peut d'ailleurs raisonnablement penser que par les temps qui courent et plus particulièrement de ce côté de la Méditerranée, nous soyons assez nombreux à partager ce concept ". Il n'empêche que la science n'explique pas tout ... C'est donc dans le mystère que Dieu trouve sa place. C'est quand même quelque chose un philosophe, ça vous transforme Dieu en " concept ". En même temps, c'est très logique un philosophe. " Pour changer le monde, il faut changer l'éducation, mais pour changer l'éducation, il faut changer le ... monde ".

Alors, il faut faire comme les baleines. Pour Michelet, il apparaissait que les baleines mâles et les baleines femelles s'élevaient à la verticale au dessus de la mer et ce faisant, par le plus grand des hasards, au bout de multiples tentatives, trouvaient la position de contact idéale permettant la reproduction ...

Courage citoyen, il paraît que le nombre de baleines augmente.

AR DAN,


Six cent cinquante personnes à la conférence d'Edgar Morin :

la fin des temps modernes

C'est dans une salle du Chapeau-Rouge archi-comble (650 personnes) que le philosophe Edgar Morin a donné mardi soir une éblouissante conférence. Dans un langage à la porté de tous, il a exprimé l' " espoir tragique " qui lui cheville l'esprit en cette fin de siècle. Une étonnante vision panoramique des problèmes, adaptés à cet " âge de fer de l'ère planétaire dans laquelle nous venons d'entrer ".

Organisatrice de la soirée, l'association " La liberté de l'esprit " se réjouit bien entendu d'un tel succès. " Un auditoire aussi nombreux pour une conférence de ce style, ça doit être une première à Quimper ", confiait le président Jacques Le Goff.

" Est-ce la fin des temps modernes ? " Cette question a servi de fil conducteur à Edgar Morin pour relier les multiples thèmes abordés dans sa conférence. Le leitmotiv de son propos : " La trinité laïque (science, raison, progrès) qui a servi de fondement aux temps modernes est aujourd'hui en crise. Une crise d'autant plus exacerbée que nous vivons à l'ère planétaire. "

Le progrès en question : le XVIIIè et le XIXè siècles notamment avaient annoncé, avec triomphalisme, l'idée d'un progrès inéluctable. Cette " foi " absolue apparaît aujourd'hui bien naïve. " Il est aisé de constater que la croissance, au-delà d'un certain seuil, produit plus de méfaits que de bienfaits. "

Fin de l'État-nation : le modèle d'organisation politique né en Europe et " imposé dramatiquement aux autres continents " est aujourd'hui dépassé. " L'État-nation a épuisé sa fécondité historique. Aucun problème, qu'il soit économique ou écologique, ne peut aujourd'hui être résolu dans le cadre national. S'y tenir constituerait une menace pour l'humanité. "

Europe de l'Est : le " messianisme marxiste " s'effondre aujourd'hui, cette " religion du salut terrestre est morte ". " Avec cette crise qui secoue l'Europe de l'Est, nous entrons dans une période de turbulences. L'enjeu est fondamental parce qu'elle menace aussi l'Europe de l'Ouest ".

Penser le futur : "Quand le futur est incertain et le présent angoissant, certains se raccrochent farouchement au passé. De là naissent tous les intégrismes ".

Si toute prédiction est impossible, une urgence s'impose cependant : sauver la terre. " Des menaces de mort pèsent sur la biosphère. C'est la rançon du soi-disant progrès qui constitue aujourd'hui notre épée de Damoclès. "

Une urgence tragique qui n'autorise pourtant pas le désespoir. Reprenant Holderlin, Edgar Morin concluait en affirmant que " là où croît le danger croît aussi ce qui sauve. "

Jean-Yves BOUDÉHEN,


La leçon d'Edgar

Mercredi soir, au Chapeau-Rouge, 650 personnes sont venues questionner et écouter le philosophe Edgar Morin, invité par l'association " La liberté de l'esprit ". Oui, un philosophe. D'une espèce que l'on croyait disparue ou cantonnée à de fumeuses et confidentielles études, au profit de séduisants scientifiques savamment médiatisés, ou de Bruel et d'autres troubadours dont on voudrait nous faire croire qu'ils sont nos penseurs modernes.

L'événement - car c'en est un - est doublement rassurant en ces temps de langueur obligée.

Rassurant parce que le succès populaire d'Edgar Morin témoigne que l'Homme, même abreuvé jusqu'à la nausée de discours simplistes, continue à se poser des questions fondamentales. Et à chercher des réponses sur son avenir et sa finalité ailleurs que dans la Roue de la fortune.

Rassurant, aussi et surtout, par la personnalité même d'Edgar Morin. L'universalité de sa pensée le fait renouer avec la tradition des grands philosophes qui, d'Aristote à Diderot, sont capables d'explorer tous les domaines de la connaissance, même les plus complexes, et d'en percevoir les grandes évolutions.

Une analyse dérangeante dans la mesure où elle ébranle nos certitudes les plus affirmées, en nous rappelant, par exemple, que chaque découverte ne fait qu'ouvrir de nouvelles portes sur l'inconnu., lever de nouvelles interrogations. Ou, parfois, de nouvelles menaces quand la science met entre les mains d'apprentis-sorciers des armes de plus en plus redoutables.

C'est, a rappelé Edgar Morin, le rôle du philosophe que de réfléchir aux problèmes qui se posent à chaque étape de l'aventure humaine. On l'avait un peu oublié en faisant aux seuls scientifiques le soin du mode d'emploi de leurs progrès.

Pour autant, Edgar Morin ne joue pas les prophètes de malheur. Pessimiste comme l'est tout vrai philosophe, il parie quand même sur un improbable heureux qui nous remet les pieds sur terre au moment où le pire semble probable.

Enfin, l'aspect le plus séduisant de la pensée d'Edgar Morin est de nous rappeler que l'homme est fait de chair et de sang, condamné à l'erreur et à l'incertitude. Et à vivre son " espoir tragique " dans la convivialité, autour de valeurs aussi simples que la fraternité ou l'égalité, qu'aucun progrès ne viendra jamais démoder.

Voilà bien quelques évidences qu'il n'est pas inutile de rappeler au moment où des campagnes électorales vont nous couvrir de promesses intenables, où le racisme et l'excusion animent de médiocres débats, où des intégrismes désepérants resurgissent d'un passé dont ils voudraient nous faire croire qu'il est l'avenir.

Edgar Morin a donné à Quimper une superbe leçon d'hygiène mentale.

Jean LALLOUËT,


Edgar Morin, philosophe :

" Je parie sur l'improbable ... "

Depuis lundi, le philosophe Edgar Morin anime à Quimper, un stage organisé par l'association bretonne des professeurs de philosophie. Hier soir, au théâtre, il a donné une conférence à guichet fermé. Avec Edgar Morin, la philosophie renoue avec la tradition d'Aristote ou de Diderot. Celle de grands penseurs qui s'intéressent à tous les domaines de la connaissance humaine pour y puiser une réflexion globale sur l'Homme. Un Homme dont il va chercher l'avenir dans ses incertitudes. Rencontre avec un pessimiste confiant.

Ouest-France. - Aujourd'hui, les philosophes apparaissent peu ou mal dans les grands débats médiatiques. N'ont-ils plus rien à dire ?

Edgar Morin. - C'est avant tout le problème des médias, et plus particulièrement de la télévision. Aujourd'hui, il est très difficile d'avoir un débat à la télévision. On y part du principe qu'un discours ne peut qu'ennuyer le télespectateur. Or, il faut avoir le temps de développer un raisonnement ...

Certains scientifiques semblent pourtant y parvenir avec un certain talent ...

C'est vrai. Les scientifiques savent expliquer ce qu'ils font. Mais même lorsque ça devient de plus en plus complexe, il s'agit encore de connaissance, de découvertes de choses qui, d'une certaine manière, restent palpables, concrètes. La philosophie, c'est plus ingrat à exprimer. C'est une réflexion sur les problèmes qui naissent des découvertes.

Mais je trouve que ces deux mondes commencent à communiquer.

Quelle définition donneriez-vous, à l'aube du XXiè siècle, de la philosophie ?

La même que celle qui en a déjà été donnée. C'est la pensée interrogative. La philosophie naît de l'étonnement. Sur tout. La question que nous devons nous poser c'est : comment penser correctement.

Et son rôle ?

La science n'a pas a tenir compte de la morale. Elle avance dans la connaissance sans se préoccuper des conséquences des découvertes. La philosophie, elle, pose le problème de la connaissance et de la morale.

C'est important dans des domaines comme la biologie, la manipulation génétique.

Bien sûr. Et c'est pour cela que l'on assiste à la résurgence de question de morale individuelle et d'éthique collective.

Cette fin de siècle est aussi marqué par l'effondrement des certitudes tel que le marxisme ...

Nous ne pourrons jamais éliminer les incertitudes fondamentales. Par ses progrès dans la connaissance, la science crée des certitudes. Mais ces certitudes génèrent immédiatement de nouvelles incertitudes. Et nous ne pouvons toujours pas dire d'où nous venons et où nous allons. L'erreur et l'incertitude font partie de notre nature humaine. C'est en ce sens que la science ressuscite les grands problèmes philosophiques.

Mais peut-on vivre sans certitudes ? Tour au long de son histoire, l'Homme n'a cessé de s'en créer ...

Il n'y a que dans l'ignorance que l'on peut être sûr de ne pas se tromper. C'est une idée erronée de croire que l'on ne peut vivre qu'avec des certitudes. Pascal a fait l'existence de Dieu un pari.

Mais sur quelles valeurs une société universelle peut-elle se retrouver ?

Il faut régénérer des valeurs essentielles comme la fraternité, l'attachement aux siens, le respect des cultures d'autrui ... Instaurer une convivialité.

Ces grandes valeurs ont été, par exemple, à la base de la société marxiste ...

Plus belles sont les valeurs, plus elles servent à des idéologies, à bâtir des certitudes. Le régime communiste a imposé la fraternité de façon non fraternelle !

Plutôt que de laisser croire à un hypothétique salut, vous préférez parler d' " espoir tragique " ...

Nous vivons aujourd'hui un processus tragique : la dégradation de la biosphère, l'augmentation des inégalités, le retour des fanatisme ... Mais l'histoire humaine nous montre qu'il arrive toujours au moment où le maléfique semble probable, des événements improbables qui en change le cours. Je parie sur l'improbable. L'improbable positif. Plus croît le danger, plus croît ce qui va nous en sauver, expliquait Hoëlderin. Aujourd'hui, par exemple, le monde commence à réagir aux grands problèmes qui se posent.

Mais l'Homme pourra-t-il toujours trouver le remède aux maux de plus en plus graves que sa connaissance lui permet de causer au monde ?

Ce qui est en jeu, c'est la survie de l'espèce humaine. Nous risquons notre mort. Et c'est cette conscience aiguë du danger qui nous permet de réagir.

Finalement, vous êtes un optimiste !

Non. Par hygiène, il vaut mieux être pessimiste. Si les Troyens avaient écouté Cassandre, ils n'auraient pas laissé entrer le cheval de Troie. Et je me méfie des Pangloss qui assurent que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Jean LALLOUËT,


Biographie

Edgar Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, né à Paris le 8 juillet 1921, est un sociologue et philosophe français.

Il définit sa façon de penser comme "co-constructiviste"[1] en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ».

D’origine juive séfarade, descendant d’un père commerçant juif de Salonique mais se déclarant athée (il se décrit lui-même comme d’identité néo-marrane), et fils unique, sa mère décède alors qu’il a 10 ans. Il obtient une licence en Histoire et Géographie et une licence en droit (1942), il entre alors dans la Résistance de 1942 à 1944 : lieutenant des Forces françaises combattantes. Il y joue un rôle actif et il rencontre notamment François Mitterrand. Il adopte alors le pseudonyme de Morin, qu’il garde par la suite. Attaché à l’État-major de la 1re Armée française en Allemagne (1945), puis Chef du bureau « Propagande » au Gouvernement militaire français (1946). À la Libération, il écrit L’an zéro de l’Allemagne où il décrit la situation du peuple allemand de cette époque. Ce livre a été apprécié en particulier par Maurice Thorez qui l’invite à écrire dans la revue Lettres françaises. À partir de 1949, il s’éloigne du Parti communiste français dont il est exclu peu après, en tant que résistant antistalinien. En 1955, il anime un comité contre la guerre d’Algérie. Il défend, en particulier, Messali Hadj.

Sur les conseils de Georges Friedmann qu’il a rencontré pendant l’Occupation et avec l’appui de Maurice Merleau-Ponty, de Vladimir Jankélévitch et de Pierre George, il entre au CNRS (1950), il y conduit en 1965 notamment une étude pluridisciplinaire sur une commune en Bretagne, publiée sous le nom de La Métamorphose de Plozevet (1967). Il y séjourne près d’un an. Ce fut un des premiers essais d’ethnologie dans la société française contemporaine.

Il s’intéresse très vite aux pratiques culturelles qui sont encore émergentes et mal considérées par les intellectuels : L’Esprit du temps (1960), La Rumeur d’Orléans (1969). Il cofonde la revue Arguments en 1956. Il fonde (codirecteur de 1973 à 1989) et dirige le CECMAS (Centre d’études des communications de masse), qui publie des recherches sur la télévision, la chanson dans la revue Communications qu’il dirige et qui paraît encore aujourd’hui.

Durant les années 1960, il part près de deux ans en Amérique latine où il enseigne à la Faculté latino-américaine des sciences sociales. En 1969, il est invité à l’Institut Salk de San Diego. Il y rencontre Jacques Monod, l’auteur du Hasard et la Nécessité et y conçoit les fondements de la pensée complexe et de ce qui deviendra sa Méthode.

Aujourd’hui directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen et en Amérique latine, et jusqu’en Chine, Corée, Japon. Il a créé et préside l’Association pour la pensée complexe, l’APC.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutient, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI.

Morin a écrit plusieurs ouvrages revenant sur son passé, dont Autocritique en 1959, Vidal et les siens sur son père en 1989 et Itinérance publié en 2006.

Il a apporté son soutien à la candidature de Christian Garino[réf. nécessaire], candidat à la candidature pour l’élection présidentielle française de 2007 pour le mouvement Esperanto-Liberté.

Il a également participé, durant l’entre-deux tours des élections, à un débat sur le thème de la non-violence au Comité 748 - Désirs d’avenir sur Second Life.

Il considère le monothéisme comme "un fléau de l’humanité"[2] et apprécie le bouddhisme, entre autres, car c’est une religion sans dieu.






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